Les origines du christianisme Marxists Internet Archive

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Table des mati res,I La personne de J sus 10,1 Les sources pa ennes 10. 2 Les sources chr tiennes 13,3 Les batailles autour de la figure de J sus 18. II La soci t romaine l poque imp riale 22,1 Une conomie esclavagiste 22. a La propri t fonci re 22,b L esclavage domestique 23. c L esclavage dans la production marchande 25, d L arri ration technique de l conomie esclavagiste 29.
e Le d clin conomique 33,2 L tat 43,a L tat et le commerce 43. b Patriciens et pl b iens 47,c L tat romain 49,d L usure 53. e L absolutisme 56, 3 Climat intellectuel et moral de la Rome imp riale 59. a Perte des rep res 59,b Cr dulit 67,c Impostures 74. d Humanit 78,e Internationalit 86,f Religiosit 89,g Monoth isme 95.
III Le juda sme 99,1 Isra l 99,a Migrations des peuples s mitiques 99. b La Palestine 101,c L id e de Dieu dans l ancien Isra l 106. d Commerce et philosophie 108,e Commerce et nationalit 111. f Canaan 114,g Les luttes de classes en Isra l 116. h La ruine d Isra l 118,i La premi re destruction de J rusalem 119.
2 Le juda sme compter de l exil 121,a L exil 121,b La diaspora juive 130. c La propagande juive 136,d La haine des juifs 142. e J rusalem 145,f Les sadduc ens 147,g Les pharisiens 153. h Les z lotes 159,i Les ess niens 166,IV Les d buts du christianisme 175. 1 La communaut chr tienne primitive 175,a Une communaut de prol taires 175.
b Haine de classe 177,c Communisme 180,d Objections la th se communiste 182. e Le m pris du travail 188,f La destruction de la famille 188. 2 Le messianisme chr tien 193,a La venue du royaume de Dieu 193. b L ascendance de J sus 196,c J sus rebelle 198,d La r surrection du crucifi 202. e Le r dempteur international 206,3 Chr tiens juifs et chr tiens pa ens 208.
a L agitation aupr s des pa ens 208,b L opposition entre Juifs et chr tiens 211. 4 Le r cit de la Passion du Christ 215,5 L volution de la communaut chr tienne 222. a Prol taires et esclaves 222,b Le d clin du communisme 226. c Ap tres proph tes et docteurs 231,d Les v ques 237. e Le monachisme 246,6 Christianisme et social d mocratie 252.
Traduction G rard BILLY 2015 d apr s la r dition en fac simil publi e par ELV Verlag en 2013. Le christianisme et la critique biblique sont des sujets qui m int ressent depuis longtemps Il y a vingt. cinq ans j ai d j publi dans la revue Kosmos un article sur l histoire biblique des temps primitifs. et ses origines et deux ans plus tard dans la Neue Zeit un autre sur la naissance du. christianisme Je reviens donc ici de vieilles amours L occasion m en a t donn e quand il apparut. qu une deuxi me dition de mon tude sur les pr curseurs du socialisme tait souhaitable. La critique de ce livre au moins celle dont j ai eu connaissance avait principalement trouv redire. l introduction dans laquelle je caract risais bri vement le communisme des premiers chr tiens. c tait me dit on une interpr tation qui ne pouvait tenir face aux derniers r sultats de la recherche. Ces critiques furent peu apr s suivies d autres notamment de la part du camarade G hre elles. affirmaient qu tait d pass e l interpr tation d abord d fendue par Bruno Bauer et ensuite reprise. sur des points essentiels par Mehring et par moi selon laquelle on ne pouvait rien dire d assur sur la. personne de J sus et que le christianisme pouvait s expliquer en faisant l impasse sur son existence. Pour cette raison je d cidai de ne pas r diter ce livre paru il y a treize ans avant d avoir soumis. examen mes id es sur le christianisme issues d tudes ant rieures en consultant la litt rature la plus. L heureux r sultat de ce travail fut que je n avais rien corriger En revanche les recherches les plus. r centes me firent en m me temps d couvrir une multitude de nouveaux points de vue et de nouvelles. indications si bien que c est tout un nouveau livre qui est sorti de l examen critique de mon. introduction, Je ne pr tends naturellement pas puiser le sujet Il est bien trop vaste pour cela Je serai satisfait si. j ai pu contribuer clairer les facettes du christianisme qui me semblent tre d cisives du point de. vue de la conception mat rialiste de l histoire, Dans les questions d histoire religieuse je ne peux pas me mesurer l rudition des th ologiens qui. ont fait de cette tude le travail de leur vie alors que je n avais pour crire ce livre que les heures de. loisir que me laissait l activit r dactionnelle et politique dans une p riode o l actualit occupait tout. le temps de ceux qui sont impliqu s dans les luttes de classes modernes et ne laissait gu re de place. l tude du pass dans la p riode interm diaire entre les d buts de la r volution russe et l explosion. de la r volution turque, Mais peut tre est ce de m tre m l intens ment de la lutte de classe du prol tariat qui m a fait. comprendre des aspects essentiels du christianisme primitif auxquels les professeurs de th ologie et. d histoire religieuse restent trangers,J J Rousseau dit dans sa Julie. Je trouve aussi que c est une folie de vouloir tudier le monde en simple spectateur Celui qui ne. pr tend qu observer n observe rien parce qu tant inutile dans les affaires et importun dans les. plaisirs il n est admis nulle part On ne voit agir les autres qu autant qu on agit soi m me dans l cole. du monde comme dans celle de l amour il faut commencer par pratiquer ce qu on veut. apprendre Deuxi me partie lettre XVII i, On peut appliquer ces phrases qui ne traitent ici que de l tude des tres humains toute esp ce.
i Julie ou la Nouvelle H lo se Librairie Garnier Fr res 1936 p 243. Dans aucun domaine on n avance bien loin si on se contente de regarder sans intervenir pratiquement. Cela vaut m me pour l tude d objets aussi loign s que les toiles O en serait l astronomie si elle se. limitait la pure observation si elle ne s impliquait pas dans une pratique avec le t lescope l analyse. spectrale la photographie Mais cela vaut encore davantage pour les choses d ici bas auxquelles notre. pratique peut s affronter bien autrement qu en restant dans l observation Ce que celle ci nous. enseigne est infime en comparaison de ce que nous apprend notre action pratique sur ces objets et. avec ces objets Qu on songe seulement l immense importance de l exp rimentation dans les. sciences de la nature, Dans la soci t humaine l exp rimentation comme moyen de connaissance est impossible mais. l intervention pratique du chercheur n en joue pas pour autant un moindre r le si du moins. videmment sont assur es les conditions pr alables une exp rimentation f conde Ces conditions. c est la connaissance des exp riences les plus importantes faites auparavant par d autres chercheurs. et d autre part la familiarit acquise avec la m thode scientifique qui aff te la perception de ce qui. est essentiel dans un ph nom ne permet de faire la part de ce qui est essentiel et de ce qui est. secondaire et de d couvrir ce que diff rentes exp riences ont en commun. Un penseur qui satisfaisant ces conditions pr alables entreprend d tudier un domaine dans lequel. il a aussi une activit pratique arrivera ais ment des r sultats qui seraient rest s hors de sa port e. s il avait t un simple spectateur, Cela vaut au premier chef pour l histoire Un homme politique actif comprendra plus facilement. l histoire politique s il a une formation scientifique suffisante et s y rep rera plus ais ment qu un. savant en chambre qui n aurait jamais connu en pratique les forces motrices de la politique Le. chercheur sera notamment favoris par son exp rience s il s agit d tudier le mouvement d une classe. dans laquelle il est lui m me impliqu et dont il conna t par le d tail les particularit s. Cela a profit certes jusqu ici presque exclusivement aux classes poss dantes qui avaient le monopole. de l activit scientifique Les mouvements des classes subalternes n ont encore trouv que peu de. scientifiques dot s de capacit s de compr hension, Il ne fait pas de doute que le christianisme ait t dans ses d buts un mouvement des couches. populaires d sh rit es les plus diverses que l on peut regrouper sous l appellation de prol taires si. l on n entend pas par l seulement les ouvriers salari s Quelqu un qui conna t de par sa collaboration. pratique le mouvement moderne du prol tariat et ce qu il a de commun dans les divers pays qui a. comme compagnon de lutte appris partager ses r actions et ses aspirations est en droit de penser. comprendre plus ais ment bien des choses concernant les d buts du christianisme que des savants. qui n ont jamais observ le prol tariat que de loin. Mais si le militant form scientifiquement se voit pour crire l histoire avantag sous bien des aspects. par rapport celui qui n a tudi que dans les livres cela n est que trop souvent contrebalanc par le. fait que le politicien est soumis plus que l homme de biblioth que loign du monde de fortes. tentations qui troublent l ing nuit de son jugement Deux dangers en particulier guettent. l historiographie des hommes de la politique plus que les autres chercheurs d abord la tentation de. couler le pass enti rement dans le moule du pr sent et ensuite le d sir de voir le pass sous les. aspects qui correspondent aux besoins de la politique actuelle. Nous autres socialistes dans la mesure o nous sommes marxistes nous sentons cependant pr serv s. de ces dangers par la conception mat rialiste de l histoire li e notre point de vue prol tarien. La conception traditionnelle de l histoire ne voit dans les mouvements politiques qu une lutte autour. de certaines institutions monarchie aristocratie d mocratie etc qui seraient leur tour le r sultat. de certaines id es et de certaines aspirations thiques Si on en reste l si on ne cherche pas le. fondement de ces id es de ces aspirations et de ces institutions on conclura facilement que seule leur. manifestation ext rieure se modifie mais que dans le fond elles ne changent pas que ce sont. toujours les m mes id es les m mes aspirations et les m mes institutions qui ne cessent de revenir. que l histoire tout enti re repr sente un mouvement ininterrompu vers la libert et l galit un. mouvement qui ne cesse de se heurter la tyrannie et l in galit qui ne peut jamais r aliser ses. objectifs mais ne peut non plus jamais tre totalement extirp. Quand des combattants de la libert et de l galit sont victorieux quelque part leur victoire bascule. dans la fondation d une nouvelle tyrannie et d une nouvelle in galit Et imm diatement se l vent de. nouveaux combattants de la libert et de l galit, L histoire tout enti re appara t ainsi comme un mouvement circulaire qui revient toujours de nouveau. sur lui m me comme l ternel retour des m mes luttes les costumes tant les seuls changer sans. que l humanit ne cesse de faire du sur place, Si l on partage cette conception on sera toujours enclin peindre le pass aux couleurs du pr sent et.
mieux on conna t les hommes du pr sent plus on dessinera ceux du pass sur leur mod le. Une conception historique qui n en reste pas l observation des id es mais cherche leurs racines dans. ce qui fonde la soci t en derni re analyse est pr munie contre cette tendance Elle retombe toujours. sur le mode de production qui lui m me d pend en dernier ressort de l tat de la technique m me si. celle ci n est nullement le seul l ment en jeu, D s que nous nous mettons tudier la technique et les modes de production du pass nous voyons. se volatiliser l id e que ce serait toujours la m me tragi com die qui se jouerait sur le th tre de. l histoire mondiale L conomie humaine suit bien que ce ne soit nullement une ligne droite. ininterrompue une volution continue qui part de formes l mentaires pour s lever des formes. sup rieures Une fois mis jour les rapports conomiques qu entretiennent les humains dans les. diff rentes p riodes historiques l apparence d un ternel retour des m mes id es des m mes. aspirations et des m mes institutions politiques s vanouit aussit t On constate alors que les m mes. mots changent de sens au fil des si cles que des id es et des institutions qui se ressemblent. ext rieurement ont un contenu diff rent parce qu elles naissent des besoins de classes diff rentes. vivant dans des conditions diff rentes La libert que revendique le prol taire moderne est une autre. libert que celle laquelle aspiraient les repr sentants du tiers tat en 1789 et celle ci son tour. n avait rien voir avec la libert pour laquelle la chevalerie d empire allemande se battit au d but de. la R forme, D s qu on ne voit plus dans les luttes politiques de simples luttes pour des id es abstraites ou des. institutions politiques et qu on met nu leur fondement conomique on constate aussit t que dans. ce domaine comme dans celui de la technique et dans le mode de production se d roule une volution. continue menant de nouvelles formes qu aucune poque ne ressemble trait pour trait une autre. que les m mes cris de guerre et les m mes arguments ont suivant l poque une tout autre. signification, Si le point de vue prol tarien permet mieux que ne peuvent le faire les chercheurs bourgeois de. comprendre les aspects du christianisme primitif qu il a en commun avec le mouvement moderne du. prol tariat l importance donn e aux rapports conomiques et d coulant de la conception mat rialiste. de l histoire emp che d oublier au del des traits communs les particularit s du prol tariat antique. qui r sultaient de sa situation conomique tr s particuli re et qui donnaient ses aspirations malgr. toutes les similitudes un caract re tr s diff rent de celles du prol tariat moderne. Le christianisme et la critique biblique sont des sujets qui m int ressent depuis longtemps Il y a vingt cinq ans j ai d j publi dans la revue Kosmos un article sur l histoire biblique des temps primitifs et ses origines et deux ans plus tard dans la Neue Zeit un autre sur la naissance du christianisme Je

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