Ecole Nationale de la Sant Publique EHESP

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INTRODUCTION p 1, PARTIE A DES REFERENCES THEORIQUES POUR UNE MEILLEURE. COMPREHENSION DE L HOPITAL D AUJOURD HUI,I L HOPITAL D HIER A AUJOURD HUI. 1 1 L h pital uvre de charit p 3,1 2 L h pital uvre de bienfaisance p 4. 1 3 L h pital centre de soins p 6, II FONCTIONNALITE ET STRUCTURE DE L HOPITAL D AUJOURD HUI. 2 1 Le r le structurant du lit p 7,2 2 Une organisation m dicale territoriale p 8.
2 3 De la n cessit d une organisation adapt e aux nouvelles techniques p 9. III GESTION DE L HOPITAL,3 1 Ma trise des d penses et centralisation p 10. 3 2 Volont de responsabilisation et de participation des acteurs de l h pital p 11. IV ANALYSE SOCIOLOGIQUE DES ORGANISATIONS, 4 1 Le mod le de la bureaucratie professionnelle p 13. 4 2 L analyse strat gique p 15,V LE CHANGEMENT PERSPECTIVE THEORIQUE. 5 1 Le changement selon la perspective de l analyse strat gique p 16. 5 2 Le changement selon l Ecole de Palo Alto p 17,VI HYPOTHESES p 20. PARTIE B VALIDATION DES HYPOTHESES,I METHODOLOGIE UTILISEE p 24.
1 1 Choix de l chantillon p 24,1 2 Choix des techniques de recueil p 24. 1 3 Limites de la m thode p 26,1 3 1 Limites en lien avec l chantillon p 26. 1 3 2 Limites en lien avec la technique des entretiens p 26. 1 3 3 Limites en lien avec la repr sentation des personnes interview es p 26. Denise GOURIER SCHALL M moire de l Ecole Nationale de la Sant Publique 1999. 1 3 4 Limites des productions p 27,II EXPOSE ET ANALYSE DES RESULTATS. 2 1 Pr sentation des tablissements et des projets p 27. 2 2 Origine des projets p 28,2 3 Pr paration au changement p 31. 2 3 1 Conduite des projets p 33,2 3 2 V cu des soignants p 33.
2 3 3 Synth se p 40,2 4 R le de l infirmi re g n rale p 44. PARTIE C UN MANAGEMENT CENTRE SUR L HUMAIN POUR UN PROJET. D ACTIONS D ACCOMPAGNEMENT AU CHANGEMENT,I UN MANAGEMENT CENTRE SUR L HUMAIN p 46. 1 1 Le r le d exemplarit p 47,1 2 G rer un processus d accompagnement p 48. II PROJET D ACTIONS p 49,2 1 Nos objectifs p 49,2 2 Des ressources et des contraintes p 50. 2 2 1 Des ressources p 50,2 2 2 Des contraintes p 50.
2 3 Des propositions d actions en regard des objectifs p 51. 2 3 1 Engager et soutenir l encadrement p 51, 2 3 2 Ecouter et faire participer le personnel p 54. 2 3 3 Mettre en place une GPEC p 55, 2 3 4 Repenser l organisation pour le patient p 57. 2 3 5 Pr voir une phase d valuation p 58,CONCLUSION p 59. BIBLIOGRAPHIE p 60, Denise GOURIER SCHALL M moire de l Ecole Nationale de la Sant Publique 1999. INTRODUCTION,L h pital est en pleine mutation, Lieu d h bergement sa cr ation il est devenu un centre de soins hautement technique.
Cette volution est la r sultante des progr s importants des connaissances scientifiques et des. prouesses techniques r alis es par la m decine, Gr ce eux de nombreuses maladies peuvent tre soign es S est ainsi d velopp e une. croyance en la toute puissance de la m decine qui est sollicit e pour soigner tous les maux y. compris le mal de vivre, La demande accrue de la population a engendr une offre de soins pl thorique dont le. co t est devenu insupportable, Les progr s techniques se traduisent galement par la modification et la diversification. des modes de prise en charge des patients Le s jour l h pital est de plus en plus court et. souvent qu une tape dans le processus de soins, Le contexte de ma trise des d penses de sant de rationalisation des moyens et de. s curit accrue a g n r un important remaniement du tissu hospitalier. Pour faciliter les restructurations inter tablissements le l gislateur a pr vu des dispositifs. organisant les coop rations entre structures publiques ou structures publiques et priv es. Cette recomposition du tissu hospitalier s accompagne souvent d une restructuration. interne La segmentation actuelle de l h pital en services correspondant aux diff rentes. disciplines m dicales ne r pond plus aux besoins de prise en charge pluridisciplinaire des. patients Les dimensionnements inadapt s des services et la mauvaise communication entre. eux cr ent des dysfonctionnements sources de d penses inutiles Les h pitaux ne peuvent. plus faire l conomie d une r flexion sur leur organisation interne et la coop ration externe. Le centre hospitalier dans lequel nous allons tre affect e m ne dans le cadre de. l laboration du projet d tablissement et du contrat d objectifs et de moyens avec l Agence. R gionale de l Hospitalisation une r flexion en vue d une restructuration interne pour adapter. sa structure aux activit s et aux modes de prise en charge Nous entendons par mode de prise. en charge les modalit s de r ponses dans la r alisation de la prestation de soins demand e par. le patient, Denise GOURIER SCHALL M moire de l Ecole Nationale de la Sant Publique 1999.
Cette r organisation se traduirait par un regroupement de services de disciplines. diff rentes sur un m me lieu g ographique en vue d une segmentation de l h pital par mode. de prise en charge Le d coupage classique en trois grands secteurs m decine chirurgie. obst trique semble maintenue, Cette op ration se solderait par une diminution de lits en hospitalisation compl te au. profit de l hospitalisation de jour et ou de semaine et red ploiement de moyens pour des. activit s nouvelles,Ces changements sont l opportunit pour. la Direction d am liorer les conditions d accueil et de confort des patients et de conforter. les quipes en souffrance, le service infirmier de recentrer les soins autour du patient et de d velopper la. collaboration entre infirmi res et aides soignantes et inter services. Ce remaniement interne introduit un bouleversement important dans l organisation. hospitali re qui explique l apparition d une certaine r sistance ces changements lors des. diff rentes r unions de pr paration, Toutefois un consensus semblait se d gager plus facilement sur les regroupements de. chirurgie que de m decine, Notre future fonction d infirmi re g n rale nous place au c ur du probl me.
En tant que responsable du service de soins infirmiers et membre de l quipe de direction. nous aurons pour mission de participer ce projet, La r alisation d un travail de recherche au cours de notre formation nous semble une. opportunit pour nous questionner sur, comment accompagner les quipes dans ce changement et ainsi contribuer la r ussite des. op rations de regroupements de services, Dans une premi re partie nous chercherons comprendre le fonctionnement. hospitalier partir d une perspective historique r glementaire et sociologique. Dans une deuxi me partie l analyse de deux exp riences de terrain nous conduira d gager. des pistes de r flexion pour le projet d accompagnement au changement d velopp dans la. troisi me partie, Denise GOURIER SCHALL M moire de l Ecole Nationale de la Sant Publique 1999. PARTIE A DES REFERENCES THEORIQUES POUR UNE,MEILLEURE COMPREHENSION DE L HOPITAL.
D AUJOURD HUI, Le syst me hospitalier doit composer sans cesse avec son h ritage Le regard historique. constitue notre premi re approche pour comprendre les r alit s hospitali res. I L HOPITAL D HIER A AUJOURD HUI, Le fonctionnement hospitalier d aujourd hui s est construit au fil des si cles et. explique sans les justifier les difficult s actuelles Jean Imbert 1 1 d gage trois tapes dans. cette volution l h pital uvre de charit des origines au XVI me si cle l h pital uvre. de bienfaisance XVI me XIX me si cle l h pital centre de soins XX me si cle. 1 1 L h pital uvre de charit, L apparition du christianisme a t l origine d tablissements hospitaliers tels qu ils. seront con us au V me si cle de notre re L enseignement du Christ insiste sur l amour du. pauvre d o na tra l esprit de charit Il s agit avant tout d atteindre un r sultat spirituel en. soignant les infirmit s corporelles Chaque individu durant sa vie ou sa mort s efforcera de. t moigner sa charit en donnant une partie de ses biens pour aider ou cr er une maison. charitable, Au VI me si cle ces maisons se multiplient au point qu on les classe en diff rents types selon. leurs objectifs Elles ont vocation,d h bergement pour les p lerins et les pauvres.
d accueil d enfants orphelins,d h pital pour malades. On parlera ainsi d hospices pour l h bergement et d h tels Dieu pour les malades les enfants. et les femmes enceintes, Cette distinction est plut t relative car la technique m dicale est au second plan Il n y a pas. de m decins attach s l tablissement Lorsque le besoin se fait sentir on appelle un m decin. de ville ou un barbier Ce n est qu au XIV me si cle que l on voit appara tre un service. Denise GOURIER SCHALL M moire de l Ecole Nationale de la Sant Publique 1999. r gulier de chirurgiens et de m decins dans les h pitaux Mais leur nombre reste tr s inf rieur. celui des religieux, La priorit est donn e aux soins de l me Le personnel attach ces tablissement est avant. tout au service du prochain t che spirituelle et chr tienne par excellence Il forme des. communaut s religieuses aux r gles strictes confirm es ou r dig es par l autorit piscopale. Influenc e par les r gles monastiques la discipline est rigoureuse Le Moyen Age conna t la. formation de v ritables ordres hospitaliers, La situation des h tels Dieu pr s des cath drales refl tent la pr occupation religieuse qui. pr sidait leur fondation Les difices sont souvent d une r elle valeur architecturale mais les. salles de malades font davantage penser des chapelles et les conditions de confort sont tr s. contestables, La guerre de Cent Ans et les troubles incessants de cette poque aggravent la situation.
conomique du pays la fin du Moyen Age, Les difficult s conomiques les dissensions internes de l Eglise vont conduire un. appauvrissement des tablissements, A la charit individuelle va se substituer la bienfaisance des pouvoirs publics. 1 2 L h pital uvre de bienfaisance, Cette tape est marqu e par l affaiblissement de la foi l mergence de l id e de. l intervention la que dans le domaine hospitalier, L action royale puis celle de la R volution s efforcera de cr er des ressources stables par des. imp ts nouveaux pour assurer la survie des h pitaux et offrir un refuge tous les indigents. Pour lutter contre les d tournements des biens hospitaliers une s rie d dits confie. l administration sup rieure de l h pital une commission d administrateurs devant rendre. compte de leur gestion aux officiers royaux du lieu. D s 1516 la royaut intervient galement dans le renfermement des pauvres qui menacent la. s curit des habitants Ils sont plac s dans les h pitaux et mis au travail. A la fin de l ancien r gime malgr les interventions royales ou des municipalit s les. tablissements ont gard leur caract re local sans adaptation aux besoins nouveaux. Ils rem dient toujours toutes les infortunes en particulier plus la pauvret qu la maladie. IMBERT Jean Les h pitaux en France PUF Collection Que sais je 1996 127 p. Denise GOURIER SCHALL M moire de l Ecole Nationale de la Sant Publique 1999. Ils ne r pondent aucun principe sanitaire Les op rations ont lieu dans la salle commune. sous le regard de tous Certes des m decins sont attach s l h pital mais celui ci ne tient. qu une place secondaire dans leur activit, La R volution poursuit les r formes amorc es par la Royaut Elle va jeter les bases.
de fonctionnement des h pitaux d aujourd hui La cisation et nationalisation vont avoir des. effets tr s in gaux Alors que la suppression des ordres religieux ne fut jamais effective la. nationalisation des biens hospitaliers a port un rude coup aux finances de l h pital La. Convention a suspendu l application de la loi car les h pitaux taient forc s de jeter les. malades et infirmes hors des murs par d faut de nourriture. Les h pitaux d une m me ville vont tre plac s sous administration municipale L h pital. devient un tablissement public communal Une commission compos e de cinq citoyens du. canton sont charg s de l administration Une des cons quences de cette mesure est de. circonscrire l activit et les ressources dans le cadre communal L inconv nient majeur est. une r partition tr s in gale des h pitaux sur le territoire fran ais et une allocation de. ressources elle aussi in galitaire, Le Consulat renforce l influence centralisatrice en confiant un fonctionnaire la. direction de l h pital avec l aide de la commission dont le maire est pr sident Les pouvoirs. de la tutelle se font plus pr cis l gard des tablissements Les sous pr fets puis les pr fets. poss dent un droit de surveillance Les r gles de comptabilit hospitali re sont d finies ou. impos es de fa on permettre un contr le effectif du ministre. Le premier Empire va renforcer cette r glementation et ainsi unifier le r gime des diff rents. h pitaux sur l ensemble du territoire, L accueil des pauvres qui tombent malades dans une commune o ils ne r sident pas a. toujours pos probl me Il fallut un rattachement de toute commune un tablissement. hospitalier pour assurer la prise en charge de tous. A partir du Consulat le clerg est rappel pour si ger aux commissions administratives et les. religieuses reprennent la place des servantes religieuses Les congr gations n ont jamais. totalement quitt l h pital mais leur pr sence se renforce nouveau et dure jusqu au XX me. Au XIX me si cle le combat men par les m decins en faveur de l hygi ne introduit un. nouveau style architectural l h pital pavillonnaire Il facilite l isolement des contagieux des. autres malades et lutte contre la tristesse des salles communes. Denise GOURIER SCHALL M moire de l Ecole Nationale de la Sant Publique 1999 1 INTRODUCTION L h pital est en pleine mutation Lieu d h bergement sa cr ation il est devenu un centre de soins hautement technique

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